Farhat Hached ist kein Krieger, er hat für die Rechte der Arbeiterschicht gekämpft und wurde 1952 von den Franzosen ermordet.

Zitat:

Issu d'une famille de pêcheurs , FARHAT HACHED est né le 2 Février 1914 à El Abassia, petit village dans les îles Kerkennah.
Envoyé à huit ans à l'école primaire, FARHAT se fit remarquer dès le début de sa scolarité par son intelligence et attira ainsi l'attention de ses instituteurs. " il vécut chez moi en famille durant sept ans, écrivait Mr. Armand CIBIL, son instituteur ". HACHED jeune élève fréquente l'école Franco- arabe de Kéllabine, à trois kilomètre de son village natal. Ses qualités le mettent immédiatement en relief. Il n'est pas un élève comme les autres. Avide de connaissances, il manifeste le désir de vivre dans notre famille. Nous l'adoptons "


En 1928, il sortait de l'école à l'âge de 14 ans, muni de son Certificat d'études primaires. Mais hélas! malgré son admission avec la mention " Bien ", il ne put continuer sas études. En effet, sa condition modeste l'obligea de travailler pour gagner sa vie et subvenir aux besoins de sa famille.
Pour cela il alla à Sfax puis à Sousse où il fut successivement docker, convoyeur et enfin comptable dans une société de transports. Finalement, il devait entrer sur concours à la Direction des Travaux Publics de Sfax où il fut secrétaire comptable avant de se consacrer entièrement aux affaires syndicales.

En fait, il s'est intéressé très tôt aux conditions de vie des ouvriers qu’il côtoyait quotidiennement. Il comprit très vite leurs problèmes et s'employa aussitôt à les résoudre.
Il commença d'abord par utiliser le seul instrument qui existait: il entra à la section tunisienne de la C.G.T. ( française ). HACHED milita donc au Syndicat des Transports affiliés à la C.G.T. dont il ne tarda pas à devenir le Secrétaire Général. Puis ce fut l'évolution que nous indiquons par ailleurs; cette évolution qui va faire de lui la cheville ouvrière du mouvement de libération nationale et la cible des partisans les plus acharnés de la " Tunisie Française" qui vont le 5 Décembre 1952 mettre en œuvre leur lâche forfait.
LE MESSAGE
" DE très nombreux problèmes se posent à l’attention de la classe ouvrière et de l'organisation syndicale ….. la situation sociale des travailleurs empire de jour on jour. Aux nombreuses questions posées depuis de longues années et non résolues, viennent sans cesse s’en ajouter d'autres qui aggravant la condition ouvrière en augmentant la misère dans les foyers. Les promesses continuent à ne pas être tenues... .
Pendant ce temps, les prix continuent de monter en flèche, tandis que de toutes parts nous parviennent les cris de détresse des innombrables chômeurs dont les ranges grossissent a vue d’œil.
Comment arrêter la vague montante de ce mécontentement général de la classe ouvrière! Une Seule solution s'impose : elle est urgente, elle est capitale.
Sortir de cette léthargie dans laquelle les réactionnaires ont plongé la politique sociale dans le pays. Revaloriser ..,immédiatement le pouvoir d’achat des masses. Bousculer les méthodes qui ont fait faillite. Se pencher résolument sur la réalité des choses. Puiser là où ils se trouvent les fonds nécessaires au financement d'un vaste programme de travaux d'intérêt public, d’équipement, scolaire, sanitaire, de logements, de recherches hydrauliques.

Mettre fin aux errements criminels au moyen desquels des sangsues pompent sans désemparer la substance de notre sol, de notre sous-sol, de notre production et de nos efforts, sans ,profit réel pour le pays et pour le peuple.
Pratiquer, en un mot, une politique sociale hardie, conforme aux intérêts des masses populaires, en mettant au besoin hors d'état de nuire tous les adversaires de notre progrès et de notre relèvement. Les avertissements que donnent les travailleurs (…….) sont autant de signes précurseurs d'une période mouvementée que les pouvoirs publics ne font rien pour éviter, bien au contraire.
Le chômage grandissant met en émoi les villes et les campagnes. On ne s'étonnera pas de voir se multiplier les manifestations des sans-travail, Ventre affamé n'a pas d'oreillges ! et ni les statistiques, revues et corrigées, ni le vernissage de la vérité ne parviendront à changer la réalité brutale..
Et qu'on se garde bien de se leurrer d'illusions. Il faut que les hautes sphères dirigeantes se pénètrent une bonne foi de l'élémentaire vérité que seuls les partisans de la politique de l'autruche veulent ignorer. Ce n'est pas à coup de menaces,
de manœuvres de petite ou de grande envergure, de mesures stupides ou de formules plus ou moins désuètes qu'on parviendra à obtenir l'appoint ".
" … Il faut convenir, bon gré mal gré, qu'à force de semer du vent on finira par récolter le seul produit de sa semence, qui ne peut être que la tempête.
C'est aux responsables de cette situation à se ressaisir afin d'en atténuer le plus possible les effets. C'est à eux qu'il appartient maintenant de dire s'ils veulent que la paix sociale règne dans le pays ou si au contraire, ayant tout fait pour créer tous les motifs de crise, ils entendent maintenant exploiter pour leurs sinistres desseins la réaction légitime inévitable des travailleurs.
D'aucuns ne manquent pas d'interpréter ces lignes comme étant un appel à la révolte. Nous sommes trop soucieux de l'intérêt de la classe ouvrière et de son avenir pour ne pas lui conseiller en toutes circonstances, le calme et la prudence; mais calme et prudence ne signifient pas résignation. Calme et prudence n'excluent pas l'action réfléchie et la légitime défense en face des dangers mortels qui menacent la vie de nos masses laborieuses "
Farhat HACHED Extrait d'un article" paru le 13 Avril 1951 " Mission" I
FEDERATION SYNDICALE NORD-AFRICAINE
Il ne fait aucun doute que le sort des trois pays nord-africains est intimement lié et leur cause est absolument commune. Le Mouvement Syndical doit lier fraternellement et solidairement la classe ouvrière des trois pays sous forme d'une " Fédération Syndicale Nord-Africaine ..."
La réalisation de cette fédération nous tient à cœur d'une façon toute particulière et nous ne ménagerons aucun effort pour y parvenir.
Une classe ouvrière nord-africaine organisée dans une puissante fédération syndicale, saura préparer un avenir meilleur et contribuerait efficacement à l'instauration d'un régime social répondant aux besoins et aux inspirations des classes laborieuses.