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Re: Politische Persönlichkeiten Tunesiens
#145619
27/11/2001 18:43
27/11/2001 18:43
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Joined: May 2001
Beiträge: 979 Tunesien
steif
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Joined: May 2001
Beiträge: 979
Tunesien
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Es gibt auch noch die Variante, dass man durch schwache Argumentation sich selbst bepinkelt, na ja und mit seinem Urin darf man nicht so unnoetig verschwenderisch umgehen, womoglich landet man zum Schluss in der Dialyse-Abteilung. Zabrata, habe deine Beitraege mit grossem Interesse gelesen und in vielen Punkten sprichst du mir aus der Seele, kann aber durchaus deine Resignation verstehen, es mach doch keinem Spass, in der Wueste zu predigen,habe oftmals die Erfahrung machen muessen, denn bei einigen ist die Schwarz-weiss-malerei so fest verankert, dass es fast aussichtslos ist, die noetige Differenzierung zuzulassen und so sticht der Elefant, knutscht die Wespe und der Apfel geniesst den Hochzeitstanz mit der Birne. Keiner hat doch behauptet dass Tunesien ein Hochburg der Demokratie ist und es gibt durchaus viele Missstaende, die behoben werden muessen, aber eben nicht per Knopfdruck oder uebereilt , siehe Algerien, sondern alles zu seiner Zeit und im Rahmen einer gesunden Entwicklung, die Prioritaeten setzt.
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Re: Politische Persönlichkeiten Tunesiens
#145623
28/11/2003 15:32
28/11/2003 15:32
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Joined: Sep 2002
Beiträge: 1,586 Heidelberg
Soly_Z
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Mitglied
Joined: Sep 2002
Beiträge: 1,586
Heidelberg
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Zum Fall von Frau Radhia Nasraoui, die auf Seite 1 erwähnt wird, habe ich folgendes gefunden:
Pourquoi je fais la grève de la faim, par Radhia Nasraoui LE MONDE | 26.11.03 Défendre ma dignité d'avocate et de citoyenne tunisienne : voilà les raisons de la grève de la faim que j'ai commencée le 15 octobre dernier.
En effet, la pression exercée par la police politique sur mes clients afin de les intimider et de les dissuader de faire appel à mes services s'est accentuée ces derniers mois, ainsi que la surveillance de mon cabinet, qui a été saccagé trois fois en moins de dix années. Lors du dernier saccage, les assaillants, probablement des agents de la sécurité présidentielle, ont enlevé les meubles, l'ordinateur, les appareils téléphoniques, et même les dossiers de mes clients et les boîtes d'archives. Un déménagement en bonne et due forme.
Pis encore, la police qui assiège mon cabinet empêche parfois mes clients d'y accéder. Le 16 avril dernier, 41 agents de la DST et des services spéciaux ont barré l'accès à l'immeuble où se trouve mon étude, même au bâtonnier et au secrétaire général du conseil de l'ordre.
D'un autre côté, je fais l'objet, à l'occasion de mes déplacements à l'étranger, de provocations multiples : fouille systématique de ma valise, confiscation de mes livres et documents. Plus grave encore, les douaniers, qui agissent sous le contrôle direct de la police politique, ont franchi ces derniers temps un nouveau pas : ils tentent de saisir les dossiers de mes clients résidant à l'étranger.
De même, ma ligne téléphonique est d'une façon continue sur écoutes, elle est coupée chaque fois que la police le juge bon. Je subis au quotidien des atteintes graves à ma vie privée et professionnelle. La police politique n'a pas hésité, depuis plus d'une année, à empêcher tout contact téléphonique à partir de Tunis, avec ma fille, ma sœur et ma tante résidant en France.
Les autorités continuent à intercepter mon courrier et à saisir les documents qui les "intéressent" même s'ils ont un caractère professionnel ! Dois-je rappeler que le président Ben Ali ne cesse de se vanter d'avoir élevé la confidentialité des communications téléphoniques et du courrier au rang de principe constitutionnel !
La police politique ne cesse de surveiller mon domicile, dans le but évident de terroriser mes filles et d'intimider parmi mes parents et amis ceux qui osent encore me rendre visite. Mes deux filles aînées répètent toujours avec un mélange d'amertume et de haine : "Ben Ali nous a volé notre enfance !"
Si les autorités prenaient auparavant la recherche de mon mari Hamma Hammami, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), lorsqu'il vivait dans la clandestinité, comme prétexte pour justifier cette surveillance, sa reddition, son énième procès puis sa "libération conditionnelle" en septembre 2002 n'ont nullement réduit la présence des agents de la police politique aux abords de mon domicile. Au contraire, leur nombre s'est accru depuis que j'ai commencé ma grève de la faim pour réclamer, entre autres, la cessation de cette surveillance policière. Un rappel encore : au milieu des années 1990, cette même police a incendié en plein jour la porte de l'appartement que j'habitais avec mes filles, alors que mon mari était en prison.
Mes déplacements en Tunisie sont strictement surveillés. La police n'hésite pas à convoquer et à interroger les personnes que je contacte ou qui m'invitent chez elles. Et comme si tout cela n'était pas suffisant, la police politique m'a physiquement agressée le 13 juillet. J'ai déposé plainte. Le parquet n'a pas encore ordonné d'enquête.
A vrai dire, ce n'est pas la première plainte que je dépose et qui reste sans suite : il y en a eu, depuis 1992, au moins 6, pour différents délits et crimes dont j'ai été l'objet. La police politique jouit d'une impunité totale dans une dictature qui dénie aux citoyens toute liberté et tout droit.
Encerclement professionnel, encerclement familial, encerclement social : voilà , pour résumer, ma situation. Le but est évident : me réduire au silence, faire de moi une complice de la torture et des violations systématiques des droits de la personne. Le responsable de cette situation est Ben Ali. C'est lui qui porte, politiquement et personnellement, la responsabilité des pressions, harcèlement et agressions que je subis, car tout le monde en Tunisie sait que ministres, responsables sécuritaires et justice n'agissent qu'avec ses instructions.
Avec cette grève de la faim, je suis décidée à aller jusqu'au bout. Mes revendications sont claires et précises. Je veux qu'il soit mis fin au harcèlement policier ; que des enquêtes sérieuses soient ordonnées, sur le fondement des plaintes que j'ai déposées ; que l'interception de mon courrier, les écoutes et les coupures téléphoniques cessent ; que mes livres et documents saisis me soient restitués ; qu'il soit mis fin aux pressions exercées sur les membres de ma famille et surtout que leur droit au travail ne soit pas menacé. Bref, que ma dignité d'avocate et de citoyenne soit respectée.
Je ne suis pas la seule concernée par ce combat. Toutes les militantes et tous les militants de mon pays subissent le même sort. Attendre ? Jusqu'à quand ?
Je suis consciente des conséquences dangereuses de la grève de la faim, mais n'est-elle pas devenue en Tunisie un moyen de lutte essentiel auquel ont recours, en l'absence de toute possibilité de protestation collective, les travailleurs licenciés, les chômeurs, les étudiants privés d'inscription... et les défenseurs des droits humains. Honte à ceux qui ne laissent aux citoyens qu'une seule liberté : celle de mourir.
Radhia Nasraoui est avocate.
Stellungsnahme der tunesischen Regierung:
27/11/2003-- (TAPEX) Une source autorisée tunisienne nous a fait part des précisions suivantes concernant des déclarations rapportées par l'AFP sur le cas Radhia Nasraoui :
''N'eut été l'amitié qui lie la Tunisie a un pays ami qui s'y est intéressé, par la voix de l'un de ses représentants officiels, le silence aurait suffi pour répondre au parasitage médiatique organisé en prévision de rendez-vous politiques importants que connaît et que va connaître la Tunisie''.
''En effet, quel crédit accorder à ces affabulations ? Est-ce sérieux d'en débattre ? comment cette avocate peut-elle dénoncer l'absence de liberté alors qu'elle en jouit pleinement ? elle exerce sa liberté d'aller et de venir à l'intérieur du pays comme à l'étranger. Elle convoque chez elle qui elle veut y compris les représentants de la presse tunisienne et étrangère. Elle accorde interview sur interview avec, à l'intention des journalistes et autres, une table ouverte bien garnie n'oubliant surtout pas les plats réchauffés que l'on connaît et la tarte à la crème de l'insuffisance de liberté.''
''Mme Nasraoui exerce par ailleurs la plénitude de son travail d'avocate aussi bien à Tunis qu'à Gabès, Sfax ou Jendouba ... Est-elle en mesure de fournir la moindre preuve de ses allégations ? Préssions et tracasseries ne peuvent exister que dans son imagination qui est, malheureusement, coutumière de ces fantasmes.''
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